Je suis allée lire le billet de Bruno Faidutti, c’est une réflexion assez intéressante sur la tournure que prennent les débats dans notre petit monde du jeu en ce moment.
En gros, son point de vue, c’est qu’on a tendance à tout mélanger. Il pointe du doigt la tendance actuelle qui consiste à juger un jeu (ou un éditeur) uniquement en fonction de qui est derrière, c’est-à-dire l’actionnaire, les grands groupes financiers, etc.
Ce qu’il explique, c’est que la réalité est beaucoup plus nuancée. Pour lui, réduire une création ludique à l’actionnariat de sa maison-mère, c’est passer à côté de l’essentiel. Il rappelle que le milieu est petit et que ces rachats par des grands groupes sont souvent des questions de survie économique ou des logiques de marché qui n’ont rien à voir avec une quelconque idéologie politique.
Son inquiétude, c’est surtout que cette habitude de vouloir « policer » le milieu et ces appels au boycott systématiques finissent par fragiliser tout le secteur. Il plaide pour qu’on se recentre sur ce qui compte vraiment : la qualité des jeux, le travail des auteurs et des équipes qui les fabriquent au quotidien.
Bref, son message, c’est une invitation à ne pas laisser les polémiques extérieures polluer notre passion. Il nous encourage à rester concentrés sur le plaisir de jouer plutôt que de transformer chaque sortie de jeu en un dossier politique.
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